Battants sur le toit

Peintures en bâtiment et peintures sans tuiles, poésies par la fenêtre et proses sur le toit, les deux pouvant se retrouver en faisant école... buissonnière, musiques de chambre et de cour, fenêtres ouvertes sur toutes les portées... danses sur le fil

03 mai 2008

Il ya 50 ans... Rouault

Le noir de Rouault est une couleur qui déroute la couleur, des couleurs souvent pures de tout mélange, ses bleus nocturnes comme ses blancs anémiés ou ses cris de rouge. Les couleurs, il les distribue "sauvages", elles ne sont pas déposées mais jetées à la hâte, volontairement maladroites comme s’il fallait se battre contre ce qui pourrait figer. Rouault ose mais son audace n'a d'égale que sa foi. Noir dehors sa propension à circuler partout à faire frissonner la feuille endeuillée par le choix des sujets, noir à... [Lire la suite]
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29 avril 2008

Expo aPart I

Il faisait beau à l'intérieur, il faisait beau à l'extérieur. Peut-être faisait-il plus beau encore à l'intérieur dans cette crypte avec ces blocs de pierre qui descendaient comme un rêve de matière. Le ciel s'est attardé, bleu, sur la pierre aux tendres aspérités. Les toiles, les aquarelles, les sculptures, les digigraphies et les dessins ont augmenté la solennité du lieu. Murs habités par la respiration du souffle. La force du geste qui avait conduit l'oeuvre à son devenir. Ce que chacun a vu importe peu s'il a va vu de la peinture,... [Lire la suite]
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14 mars 2008

On lui avait dit de ne pas se promener nue dans tout ce gris contagieux ? et si c'était le contraire sa peau semblait avoir bu une lumière nacrée lentement elle avait avancé le bras tendresse tendue entre les barreaux du lit le mur n'était plus qu'un lointain étang contrarié par la douceur d'un corps innocent et splendide
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17 octobre 2007

Michaux

Processions de signes, pattes grouillantes sur la page prenant part à d'étranges activités, fébriles, travaillant dans l'ombre d'un empire silencieux, déjouant les pièges de l'inconsistance, le heurt de la blancheur, ces créatures aux identités mouvantes et nomades assoiffées d'espace, essaim de têtes crochues aux mille antennes, forant un sol absent ? La page n'est pas un sol. L'espace ne leur est pas donné. Il est une quête douloureuse. Chaque déplacement est une aventure au bord du chaos. L'harmonie est-elle à ce prix? ... [Lire la suite]
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25 juillet 2007

Zao Wou-Ki

ADGP, ZAO WOU-KI L'oeil ne peut murir plus haut que la tige le jeune roseau a dissipé le bleu des eaux la vie bourgeonne entre les blancs on ne peut se détacher de ces menus détails ces vertes ramifications qui nous enfoncent dans un autre monde. « Montrer en dissimulant, briser et faire trembler la ligne directe, tracer, en musant, les détours de la promenade et les pattes de mouche de l'esprit rêveur, voilà ce qu'aime Zao Wou-Ki et, tout à coup, avec le même air de fête qui anime campagnes et villages chinois,... [Lire la suite]
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14 juillet 2007

Kandinsky, 1913, Petits plaisirs, DR.
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05 juillet 2007

Supension avec Israel Galvan

Le bonheur même de la danse n’est pas tant dans le terme, il réside dans ce rythme que celle-ci imprime au corps, dans cette conscience de soi, de son corps propre qui se développe par la tension des muscles, des muscles qu’elle tend, comparable en cela à cette conscience d’exister lorsque nous disons ou lisons un texte à voix haute, comme d'une danse laryngo-buccale. C’est lorsque nos organes sortent de leur torpeur, de leur apparent mutisme, de leur réserve, que nous prenons conscience avec bonheur d’ « ex-ister », de sortir... [Lire la suite]
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03 juillet 2007

Retour au rematar

La Cinémathèque de la Danse invitait en mai dernier le philosophe et historien d'art Georges Didi-Huberman à présenter un parcours autour du flamenco. Pour l'occasion, Israel Galván auquel le philosophe a consacré un essai sous le titre "Le danseur des solitudes", était présent lors de cette conférence : ill aura martelé l'espace et fait entendre ces rematar... Extrait de la conférence : « Comme d'autres de nos arts contemporains, le flamenco est un art du choc et de la fêlure. Le choc, c'est d'abord celui des pieds sur... [Lire la suite]
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16 juin 2007

Orlando strikes again

"Ce n’est pas un mode d’emploi, c’est une œuvre de tout déjà ! C’est un miroir en noir et blanc, c’est un soupir sans le tympan !" C'est un tempo à défaillir et qui fait divaguer les mots c'est la musique d'Orlando son Eloge de la partition.
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29 mai 2007

Adonis chante en corps

Son verbe, hardi jusqu'à la virulence, fertile et généreux a conquis les frontières de sable et de mers, a franchi des forêts et des murs hostiles pour renaître dans d'autres langues que la sienne et avec laquelle il fait corps. Adonis revient aujourd'hui avec un recueil Corps visité par de magnifiques dessins, ses mots s'imprimant sur ces corps d'une sensualité inouïe. Celui qui écrivit, naguère, son "identité à la face du vent", écrit aujourd'hui à la surface des corps de Sakher Farzat grâce au travail de cet... [Lire la suite]
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