Battants sur le toit

Peintures en bâtiment et peintures sans tuiles, poésies par la fenêtre et proses sur le toit, les deux pouvant se retrouver en faisant école... buissonnière, musiques de chambre et de cour, fenêtres ouvertes sur toutes les portées... danses sur le fil

15 octobre 2007

Soutine à l'Orangerie

On n'a jamais assez dit que Soutine était un immense portraitiste, préfigurant déjà un Bacon par la distorsion qu'il inflige aux visages, sans doute pour détourner notre regard, sans doute pour nous détourner du sujet, et de nous distraire de la tentation de le reconnaître. D'ailleurs il ne légende ses personnages que par leur fonction : le pâtissier, l'enfant de choeur... Il ne s'agit plus depuis longtemps de peindre un portrait ressemblant, le sujet est devenu la peinture : la couleur n'est plus un auxiliare au service de la... [Lire la suite]
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15 octobre 2007

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14 octobre 2007

Quelques portraits signés S

Déflagration de rouge sur l'habit laque épaisse sans dégoulis un pantin ouvre des portes invisibles et les referme mécaniquement Une camisole blanche, raide, tombe  tombe le long des bras en contrepoint d'un visage ingénu celui d'un enfant de choeur  Une toque trop lourde un corps perdu dans la blancheur de son accoutrement le visage affichant un air moqueur et ces mains denses denses  
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11 octobre 2007

Baselitz : un grand "dérailleur"

La Royal Academy abrite actuellement l'oeuvre étourdissante de Georg Baselitz, au point que le décor néoclassique ostentatoire du Lieu s'efface devant la puissance et la présence des toiles et sculptures qui découvrent des corps  balafrés, amputés, des corps secoués de douleurs, défaits par la douleur, des corps renversés (littéralement) et renversants. Une peinture sans complaisance aucune pour le regard, traversée par des lumières souvent crues, tout aussi inquiétantes que fascinantes. Sur la toile, des coulures comme autant de... [Lire la suite]
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07 octobre 2007

Ready made

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05 octobre 2007

Encre

AZ
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03 octobre 2007

Je plonge mon regard dans ce grand encrier, mer de Chine d'un noir indélibile. Lorsque je jette des flaques d'encre, une marée noire se répand, je la retiens par le pinceau et m'efforce de réserver le blanc. Les coulures sont des maladresses hallucinantes, elles font éclater des formes, introduisent du désordre dans le plan et nous obligent à reconsidérer ce cours fluvial dans ses nouvelles propensions. La chaleur coagule des ilôts, des silhouettes de capitaines en péril, des rivages incertains, des algues balbutiantes...   
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30 septembre 2007

Question

Que dit le faune, dans "le célèbre après-midi..." ? Que voulait lui faire dire le poète si ce n'est toute l'imagination en quelques mots, si peu de mots, sans nul effet, avec l'absolue exactitude d'une entière ingénuité... puisqu'il le dit : perpétuer. Que peut-on vouloir d'autre, que peut vouloir la volonté si ce n'est précisément : perpétuer ? magnifique redondance pour dire son désir d'éternité, s'il est vrai que les nymphes ne sont pas autre chose que l'incarnat du perpétuel, qui s'applique tout aussi bien aux naïades,... [Lire la suite]
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30 septembre 2007

Tant que...

Tant qu'il s'appuie contre sa nuit, fixe, tel un pieu au coeur d'un bois sombre, il peut s'éprouver "ici", dans l'immobilité de son désir d'être, autre chose qu'un brouillon de vie, tant qu'il s'y adosse en laissant ses rêves téméraires le conduire, il ne se perd pas dans le réseau du monde, cet amoncellement de fausses clartés le dépense et le disperse, le retient et le bride, la promesse du jour il ne l'attend pas, tant qu'il reste collé aux lèvres de la nuit. 
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27 septembre 2007

Arcimboldo : à se prendre la tête

http://www.museeduluxembourg.fr/ Ces fruits, ces fleurs, ces crustacés,... arrachés au réseau de la science agencés sur la toile, si habilement agencés ou superposés, qu'ils se font portraits ou paysages, ces "curiosités" d'Archimboldo sont à découvrir au musée du Luxembourg actuellement. Chaque "pièce" opère tel le fragment d'un puzzle que l'oeil reconstitue en se déplaçant, s'il parvient à se soustraire à ce luxe de détails botaniques, qui nous avalent : ces portraits fascinent tout autant qu'ils dérangent... [Lire la suite]
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