Battants sur le toit

Peintures en bâtiment et peintures sans tuiles, poésies par la fenêtre et proses sur le toit, les deux pouvant se retrouver en faisant école... buissonnière, musiques de chambre et de cour, fenêtres ouvertes sur toutes les portées... danses sur le fil

08 août 2006

Pincée de vers

Bazaine Pour une pluie de vers ravageurs, n'ébruitant qu'une paresse à l'ouvrage, le poète a susurré à l’oreille du temps qu’il faisait nu en ses mots, le temps s’est mis en rage, il est sorti de ses gonds, a décrété que tout cela ne le regardait plus, "la belle affaire!", là où il attendait du rythme, pas l’un de ses auxiliaires, ou même lieutenants intérimaires, on lui joue de la syncope : la métrique n’est plus qu’un spasme grandissant, elle ne déglutit plus les césures, déjà déplacées depuis une saison... [Lire la suite]
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07 août 2006

Bacon : le public est "dans" le miroir

Francis Bacon
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06 août 2006

Avant de refermer la porte : hommage de Zao Wou Ki à Matisse

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06 août 2006

Citation

En faisant une recherche sur Israel Galvan, j'ai trouvé ces quatre ver de Garcia Lorca sur le blog artetcaetera que je remercie : « Il cherche son profil sûr,Et le rêve le désoriente.Il veut chercher son beau corpsEt trouve son sang ouvert.» Federico Garcia Lorca En ces quatre vers, je vois l'ambition de tout torero d'offrir son profil au taureau, dans l'assurance de sa supériorité. Donner du profil au taureau comme si on l'affrontait de face, créer cette illusion fait appel à un pouvoir quasi-hypnotique.   
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05 août 2006

L'épure du geste, l'épure du trait

               4 lithographies exécutées par Picasso en quelques semaines Comment parler d’un homme qui s’est « élancé » vers l’Absolu. Surtout si cet homme ne se veut pas seulement un réformateur de cette exigence-là, mais porte toute la force de sa conviction, de son obstination à ne jamais pactiser avec autre chose que cet élan. Pas de compromis théorique ou spirituel possible pour ce caractère d’aigle qui survole notre terre à haute altitude sans quitter le... [Lire la suite]
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05 août 2006

Schéhadé-Rilke

N.B. : J'ai oublié de vous préciser, ceci expliquant cela, que Georges Schéhadé était un amoureux de Rilke, lui aussi.
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05 août 2006

Schéhadé en quelques vers...

Sous le titre "Poésies" sont regroupés plusieurs recueils tels qu'ils furent publiés en 1969. Poésies I Poésies II Poésies III Si tu rencontres un ramier Portrait de Jules Récit de l'an zéro En voici quelques extraits : Poésies I II Les cheveux qui sont l'âge de l'amour Comme le vin qui coule dans les doigts Souviens-toi souviens-toi des fleurs de la terre La honte portait ta tête dans un sac Mille éboulements marquaient tes pas Tu es là-haut sur la colline Où la lune pose ses... [Lire la suite]
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05 août 2006

Georges Schéhadé : entre deux sens

Pas de rhétorique. Mais de l'indéniable, de l'indispensable, du concret, de l'arbitraire si vous voulez, mais pas n'importe lequel, celui qui est conforme à la définition de l'incontestable Gérard Genette, dans Figures II, à propos de la langue française et de ses "usagers", je cite. Je cite pour ne pas être pris en défaut de mémoire, dont chacun sait qu'elle nous joue des tours "mémorables", (Je cite la langue elle-même). C'est son rôle, elle est née mensongère et à cela nul n'y peut grand chose. Elle a l'art de... [Lire la suite]
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04 août 2006

Henri de Toulouse Lautrec : obstinément et furieusement lui-même.

Beaucoup de "choses" ont été dites à propos de Toulouse Lautrec, beaucoup de choses accablantes qui nourrissaient les rumeurs les plus folles; comme si un malheur ne suffisait pas, on en fit un grand pécheur devant l'éternel au point d'en oublier sa peinture. Tout simplement parce qu"il avait "osé" planter son chevalet dans ces maisons prospères mais dont il ne fallait pas "parler", mais Henri n'était pas de ceux qui se laissaient intimider, ses ascendants, vicomtes de Toulouse, avaient déjà la... [Lire la suite]
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04 août 2006

Le poète traduit le poète

Le Fondateur "Telle fut la commande faite à la guilde des peintres, Peut-être parce que le Sauveur ne lui apparut jamais ; Peut-être jamais plus un saint évêque ne s'était mis Comme sur ce tableau comme bienveillance à ses côtés Posant doucement sa main sur lui. Peut-être n'était-ce que pour être à genoux ainsi, (il en est de même pour tout ce que nous avons vécu) Être à genoux de façon à tenir bien fermes en son coeur Ses propres contours qui veulent s'échapper, De même qu'on tient en... [Lire la suite]
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