Battants sur le toit

Peintures en bâtiment et peintures sans tuiles, poésies par la fenêtre et proses sur le toit, les deux pouvant se retrouver en faisant école... buissonnière, musiques de chambre et de cour, fenêtres ouvertes sur toutes les portées... danses sur le fil

16 janvier 2008

Variation

Un peu de bleu dans le silence du matin pour que les mots s'aèrent. Un peu de silence dans le bleu des mots pour qu'ils volent d'eux-mêmes. Un peu de matin dans le bleu du silence pour commencer la journée.
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12 janvier 2008

Par dessus l'épaule des insomnies fronce le tissu du temps dans le bâillement des plis le sens s'affaisse et s'affaiblit
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12 janvier 2008

Fête d'étable grimpant jusqu'à toi les mains attristées de jour de non moisson il restera la paille sauvage à ton haleine confondue
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30 décembre 2007

Sur la tranche du livre le vent cogne et s'acharne les mots attisés se dispersent choses éparses chairs retournées la jarre sera recollée avant la nuit
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05 décembre 2007

...

L'un à côté de l'autre allongés de part et d'autre de sa nuit chacun poursuivant quelque rêve débordé par l'indice scintillant de leurs lèvres assurées du baiser de leur ombre
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13 novembre 2007

Pour Kaïkan

La lumière en dépôt dans un coin du regard, quelques mots ploient dans l'épaisseur du noir, une musique s'étire dans les bras du silence l'ennui s'est ramassé dans le creux de l'espoirailleurs, tendre et seul comme une sereine bougie un corps veille sur lui et lui rend sa lumière
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30 septembre 2007

Tant que...

Tant qu'il s'appuie contre sa nuit, fixe, tel un pieu au coeur d'un bois sombre, il peut s'éprouver "ici", dans l'immobilité de son désir d'être, autre chose qu'un brouillon de vie, tant qu'il s'y adosse en laissant ses rêves téméraires le conduire, il ne se perd pas dans le réseau du monde, cet amoncellement de fausses clartés le dépense et le disperse, le retient et le bride, la promesse du jour il ne l'attend pas, tant qu'il reste collé aux lèvres de la nuit. 
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19 août 2007

le village ne dort plus tout à fait

La nuit j’écoute son sommeil le village dort au dessus du port. Se serait-il réveillé s’il n’y avait pas ces allées venues le long de la falaise amaigrie ? Chaque pas s’approfondit dans les pas d’avant lui un escalier s’est formé dans la docilité de l’argile Qui sait combien de pas se sont superposés pour étreindre l’ombre des pas qui écoutaient ce qui se passait sous leurs pieds Peu s’en faut que se froissent en leur nuit la mémoire de leur tracé leur désir d’ascension vers ce village qui... [Lire la suite]
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26 juillet 2007

De mains en mains

Mains pluvieuses relèvent leurs jupes d'écume Mains de fer activent le roulement à billes Mains solitaires renversent des cubes glacés Mains fortifiées reçoivent les faveurs de la mer Mains confiantes accompagnent l'exil d'un baiser ou mains pluvieuses relèvent leurs jupes d'exil mains de fer renversent les faveurs de la mer mains solitaires reçoivent l'exil d'un baiser mains fortifiées activent le roulement à bille mains confiantes accompagnent les cubes glacés
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18 juillet 2007

dessus dessous

pattes retroussées dans la flagrance elle salive ses fils avant de les croiser avec ses invisibles crochets dessus dessous elle danse avec le vide un rien d'aisance pour aller voir un rien tamisé dessus dessous une vaine broderie entre l'établi et le vieux tabouret
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