Battants sur le toit

Peintures en bâtiment et peintures sans tuiles, poésies par la fenêtre et proses sur le toit, les deux pouvant se retrouver en faisant école... buissonnière, musiques de chambre et de cour, fenêtres ouvertes sur toutes les portées... danses sur le fil

10 mai 2008

Matmata II

DSC01316

dunes de chaux vive

collées les unes aux autres

blanc manteau d'une architecture

de bosses et de creux

une porte horizontale

que l'on soulève sur la fraîcheur

d'une vie

Posté par inulation à 13:32 - travaux sur le toit - Commentaires [7] - Permalien [#]

Commentaires

    Sorcière !

    Vous créez la lumière avec deux gouttes d'eau et trois grains de pigment...
    Sorcière !

    Posté par PPle Moqueur, 12 mai 2008 à 19:05
  • C'est Matmata, la sorcière!

    C'est Matmata, la sorcière!! Je vous assure. Dans le tableau manque les chèvres qui gambadent avec les enfants...
    PS : Je le confesse, je travaille à l'économie!
    cela aide, si si.
    Merci pour ce regard.

    Posté par amel, 12 mai 2008 à 22:04
  • Opulence

    Economie ? Vous rigolez ! Vous allez me donner l'impression d'avoir dit le contraire de ce que je voulais dire! Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Vous travaillez dans l'opulence... Ces deux gouttes et ces trois grains, n'étaient qu'une image, l'expression de l'admiration devant la magie, la maîtrise. La réalité de la pratique artistique c'est de pouvoir, de savoir faire ENORMEMENT avec peu ou rien... Vous savez, si l'on reprend, (qu'on soit croyant ou non, peu importe) la Génèse, Dieu fit le Monde avec bien peu de choses, un geste, un souffle... On peut être thaumaturge avec bien peu de matière... Et en plus, même si on connaît un peu la technique, chacune des oeuvres que vous présentez est "surprenante". Comme on peut-être surpris par la vie, au détour d'une rue, au delà d'un chemin. Vous savez, c'est amusant, car même si la question des "correspondances" est inadéquate, cette question m'intéresse en tant que musicien, qui est celle du "rendement sonore", pas besoin de 50 musiciens, il suffit de savoir écrire. Pas besoin de 20 mètres carrés pour être efficace... Certaines miniatures de Wols sont aussi efficaces que les Noces de Cana... C'est au spectateur de savoir voir...

    Posté par PPle Moqueur, 12 mai 2008 à 23:43
  • Oh, ne vous emportez pas pourtant si cela est bon de vous entendre. Je ne mettais pas l'économie de moyens en opposition avec le résultat mais cela m'amuse d'être à ce point "limitée" par le peu de pigments dont je dispose et l'immense possible que cela me permet d'explorer. Je suis en tous points d'accord avec vous! Excusez-moi si j'ai adopté une forme de provocation.

    Posté par amel, 13 mai 2008 à 00:53
  • Petits moyens

    Mais non, pas d'emportement de ma part, un peu de passion parfois... Mais au fait, vous souvenez vous d'Edmond Michelet qui fut un éphémère ministre de la culture et qui prétendait en gros (ayant à exercer-déjà-des restrictions budgétaires i.e reduire les subventions), que le manque de moyens est générateur de créativité... Ce n'était pas idiot dans l'absolu mais ses raisons n'étaient pas les bonnes car elles étaient aussi l'expression d'un certain culot... Les seules bonnes contraintes sont celles qu'on se fixe soi-même. Bon, cela dit, votre "période orientaliste"(sic!) est superbe en dépit des petits moyens. Et puis utiliser la réserve blanche du papier,quand on sait faire, c'est non seulement économique, mais d'une totale efficacité! "Petits moyens mais grands effets", dit souvent mon amie Elvire qui tenait l'expression de sa grand-mère.

    Posté par PPle Moqueur, 13 mai 2008 à 09:48
  • Cher ami,
    L'équilibre tient à un fil (de cochon ou de soie...), trop de contraintes tuent la créativité comme trop de talents tuent le talent... Pas simple!
    Sachez mon ami que je ne suis pas dans une période "orientaliste" ou autre, mais que je suis sur ma "fréquence", je ne trouve pas d'autres mots pour le dire. Lorsque j'en sors, c'est pour y revenir accompagnée par de nouvelles émotions.
    A propos de Camille : j'avais écrit un texte bien loin de tout ce que vous dénoncez, et que je n'ai d'ailleurs pas lus (textes du Figaro et autres journaux). S'il vous intéresse, où puis-je vous l'adresser ?
    Et puis, je voulais avoir votre avis sur Denis Cuniot.
    Et vos explorations musicales? et sur les sons? Cela aussi me passionne et instruit mon travail.
    Très bonne journée.

    Posté par amel, 13 mai 2008 à 13:06
  • A P.P.

    Pour faire pendant à votre réflexion :
    Cette chose si silencieuse et pourtant si pénétrante, s'il n'est rien de plus silencieux que les mots qui parfois l'accompagnent dans le premier bercement de l'oreille interne, cette chose qui pourtant modèle et module, comment peut-elle prétendre nous dire quoi que ce soit, elle, toute à sentir, rien à penser... Autant se demander comment la main se déplaçant imperceptible peut-elle procurer telle sensation ? Comment l’effleurement du pinceau, le frôlement des doigts, le battement des mains, le chatoiement des couleurs peuvent produire de tels effets ?
    Autant chercher pourquoi le son, la couleur, le parfum surpris dans tel accent ou nuance sont dits si soyeux et si doux... et si ce jeu des correspondances dont nous parle le poète sont fondées ?
    La pudeur, croit-on, est du côté du secret : dans son silence, qu’a-t-elle à nous dire qu’elle nous déroberait ? Certainement pas un savoir, elle, toute à sentir, rien à penser. Lorsqu’on la pressent c’est d’abord au travers d’une retenue, d’une réserve. Peut-être parce qu’elle a quelque chose à nous réserver. Loin d’être insignifiante, elle instaure un temps nécessaire à l’approche. Elle est cette discrétion qui autorise que l’on puisse aller vers. Eminemment silencieuse, elle a pourtant le réel pouvoir d’apprivoiser. Elle peut dans le même temps exciter ou apaiser, mettre un terme à des transes qu’elle provoque, des tumultes qu’elle inaugure. On y voit un mystère qui supposerait la marque d’une transcendance. Assurément elle dérouté, troublante intimité dont elle serait la manifestation sensible au point d’inspirer ou de susciter les questions que l’on sait.

    Posté par amel, 13 mai 2008 à 19:23

Poster un commentaire