Battants sur le toit

Peintures en bâtiment et peintures sans tuiles, poésies par la fenêtre et proses sur le toit, les deux pouvant se retrouver en faisant école... buissonnière, musiques de chambre et de cour, fenêtres ouvertes sur toutes les portées... danses sur le fil

12 mai 2008

Femmes dans les villes du Sud

DSC01317

Posté par inulation à 17:16 - travaux sur le toit - Commentaires [5] - Permalien [#]

Commentaires

    " le corps
    la source
    érections
    digestion de feu
    tout le corps
    dans le corps
    il sort de mon corps de quoi pulvériser des cités
    tout en éclats
    en massues
    en fléchettes
    mon corps
    lumière
    non
    pas lumière
    (je n'aime pas ce mot)
    rayon
    oui
    rayon détonant
    le corps en branle
    et gicle l'acte
    générateur
    en chantier de vies ".

    " Vie urgente ", Abdellatif Laâbi dans " Le règne de la barbarie ", Seuil, 1980.

    Posté par mohamed, 12 mai 2008 à 18:27
  • Cher Mohamed,
    ce poème d'Abdelatif Lââbi ne peut mieux dire ce que j'ai mis sur et dans cette toile.
    Merci pour ce présent.
    Il me faut trouver cette "urgence",... en tous points.
    Je t'embrasse.

    Posté par amel, 12 mai 2008 à 21:54
  • une peinture faite de lueurs, de traces lumineuses, de visages ombres, omniprésence d'un halo bleu, et des murs de couleurs, on dirait un peu de ces néons de villes américaines, ou alors des toiles ou des linges pendus aux fenêtres, et l'escalier derrière les silhouettes, qui isole cache ou préserve ces femmes ; sur la gauche une femme étreint une fille, une couleur jaune entre elles, un foyer de chaleur près du bleu séparateur et séparé de ce petit cercle d'habits blancs.

    Posté par nicolas vasse, 13 mai 2008 à 12:51
  • Cher Nicolas, c'est bien ce contraste entre une certaine modernité entre les villes du Sud qui font parfois penser à des villes américaines et ces femmes qui déambulent dans le soir éclairé de néons.
    Oui, Patrice a raison : la peinture vous va bien...

    Posté par amel, 13 mai 2008 à 16:16
  • oui, j'aime la peinture, cette immédiateté dans les sensations, ce fleuve de couleurs, couleurs menteuses, mais je les aime toutes ces nuances là, tous ces passages subtiles, tous ces ponts de lumière, parce que la vie est comme cela, rien n'est tout à fait fini ni tout à fait commencé, parce qu'il y a de toutes les couleurs aussi dans l'existence, parce que je jette dans le fleuve d'Héraclite toutes mes sensations, oui j'aime la peinture, mais j'apprendrai à peindre avec les mots, parce que poète ou peintre c'est la même chose, le même regard, la même sensibilité à ce qui bouge, à ce qui brille, à ce qui flotte ou se perd, parce qu'un poète c'est aussi un enfant jeté dans une mer en mouvement, les formes deviennent mots, les mots deviennent formes, l'art se rencontre, peu importe les métamorphoses, votre bleu est aussi le mien
    amitiés, nicolas

    Posté par nicolas vasse, 13 mai 2008 à 23:10

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