Battants sur le toit

Peintures en bâtiment et peintures sans tuiles, poésies par la fenêtre et proses sur le toit, les deux pouvant se retrouver en faisant école... buissonnière, musiques de chambre et de cour, fenêtres ouvertes sur toutes les portées... danses sur le fil

13 mai 2008

Agitateur d'idées pour... le meilleur

On fabule l'Histoire, au point de se demander ce qu'il en fut des événements, le mot événement faisant lui-même problème... Si vous voulez un son juste, et non pas un son de cloche, je vous invite à lire le blog de P.P. Le Moqueur. Pour ma part, j'étais ravie de lire ce texte sur Camille Claudel et Paul, c'est ici : http://pplemoqueur.blogspot.com/2008/05/camille-claudel-paul-claudel-le-gnie.html

Posté par inulation à 19:10 - dédicace - Commentaires [2] - Permalien [#]

Commentaires

    Souffrance ? obscénité !

    C'est amusant cet amical "tir croisé" entre nos blogs, car je viens juste avant de venir vous lire chez vous d'inviter "mes lecteurs" à le faire eux aussi...

    Vous savez, je "m'aperçois que je pense" (aucune précaution dans ma formule !) que vous ne laissez dans votre oeuvre aucune trace de "travail" ("torture" comme chacun sait!), voire d'effort... A moins et c'est probable, qu'il n'y en ait aucun. Il y a des gens comme ça, Mozart, Picasso, Victor Hugo et bien d'autres qui ignorent... La virtuosité ? Mais oui, ça existe et contrairement à ce que d'aucuns prétendent, c'est loin d'être honteux ! C'est curieux car j'ai exactement (même si l'idée de "correspondance" m'énerve au plus haut point),le même souci en musique de cacher toute trace de travail. La souffrance affichée de l'"artiste en état de création" est à la fois morale, infantile et tout à fait obscène... J'ai connu une compositrice qui bien que n'ayant jamais eu d'enfant (ça déforme! C'est possible, réflexe respectable après tout !) prétendait et c'est là que ça coince, qu'elle accouchait dans la douleur chacune de ses oeuvres... Alors, je lui ai, un jour où elle me gonflait particulièrement, suggéré le travail en usine et l'avortement thérapeutique.

    Tout ça pour dire que même si l'on est amené parfois à exprimer la douleur ou la joie (et oui, ce n'est pas interdit) on doit le faire avec tact, ce qui ne veut pas dire sans violence, mais que si par nécessité ça saute aux yeux ou aux oreilles, ce soit toujours avec élégance dans un cas et dans l'autre sans ostentation... Laisser le temps...

    Rauschenberg est mort... Je l'ai annoncé hier soir à de "jeunes plasticiens" que je côtoie et avec qui je buvais une bière dans la cour. Qui ça ? m'ont-ils demandé... Qu'est-ce qu'on fait?

    Posté par PPle Moqueur, 14 mai 2008 à 23:34
  • Cher P.P.

    Voilà comment cela se passe : le texte s'écrit dans ma tête et je n'ai plus qu'à le retranscrire, à la relecture rapide, je modifie un mot ou deux... Idem en peinture, le tableau est déjà en moi, ne reste plus qu'à "l'éxécuter", ce qui est extrêment pénible c'est quuand rien ne vient à se présenter. Mais ces périodes sont souvent de courtes durées... J'ai parfois honte de cette facilité mais je ne sais faire autrement. En peinture tout se joue sur la première touche et je sais immédiatement si je tiens mon ouvrage ou pas. Dans le cas inverse, la pouvelle se remplit!
    Sur la disparition de Rauschenberg et le vide qu'inspire ce nom auprès de jeunes plasticiens, les bras m'en tombent... Va falloir quand même imaginer quelque chose avant que de telles annonces ne se banalisent... Ah lala! Du coup, je suis bien réveillée!!!
    Je vous écris bientôt.
    "L'avortement thérapeutique", ça me plaît!!!!

    Posté par amel, 15 mai 2008 à 03:14

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